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Crise à la FFF : dernière ligne droite

A une semaine du conseil fédéral de la dernière chance, Frédéric Thiriez est limpide dans Le Figaro: la ligne de démarcation entre pros et amateurs concerne la profondeur de la réforme des institutions de la FFF. Un dossier que Fernand Duchaussoy classait au rang des accessoires la semaine dernière.

Crise à la FFF : dernière ligne droite

La guerre pour le pouvoir n'aura pas lieu. Celle pour les idées risque en revanche de faire des disparus. En général, dans les affaires politiques, c'est le contraire qui se produit. Mais il semble, à lire l'entretien que Frédéric Thiriez a accordé au Figaro, mardi, que le football français soit actuellement dans le schéma inverse. On ne se battra pas pour la place du chef, mais pour un modèle d'organisation. A dix jours du conseil fédéral qui devra déminer la crise potentiellement sans issue qui frappe la tête du football français, le patron de la LFP a quasiment adoubé Fernand Duchaussoy pour la succession de Jean-Pierre Escalettes à la présidence de la FFF. Il a également rassuré ceux qui lui font le procès de vouloir mettre la main sur l'équipe de France et sur l'arbitrage. "Le patron (de l'équipe de France) ne peut être que le président de la FFF, soutient Frédéric Thiriez. L'autorité ne se divise pas. (Et) de par les lois de la FIFA, l'équipe de France et l'arbitrage relèvent de la Fédération."


L'autre raison de ne pas craindre le schisme, c'est que le patron des pros n'y voit gère de justification. "Professionnels et amateurs sont indissociablement liés, visualise-t-il. Le foot de masse est le terreau des clubs professionnels, sa clientèle dans les stades et à la télévision. Et réciproquement, le football pro est la vitrine. Les 40 clubs pros entretiennent 400 équipes amateurs." Plus loin dans l'entretien, encore un peu d'huile dans les rouages : "Je suis dans une logique d'association entre les mondes professionnel et amateur. Et surtout pas dans une logique de séparation." Que craindre dans ces conditions, du conseil fédéral du 23 juillet ? C'est simple, la même chose que ce qui pendait au nez de tout le monde le 2 juillet : un départ fracassant des professionnels du conseil fédéral. Ce jour-là, à lire entre les lignes, on comprend que Frédéric Thiriez s'est retenu. "Pour éviter ce qui serait apparu comme une fracture, les élus du monde professionnels n'ont pas voulu quitter le conseil fédéral en acceptant de surseoir leur décision jusqu'au 23 juillet. Leur attitude a été responsable." Les amateurs n'ont plus qu'à dire merci...


Les Anciens et les Modernes


Le tableau est clair : si le dernier noeud de la querelle n'est pas dénoué, les pros passeront à l'action. Ce noeud, c'est le fonctionnement de la FFF, le mode de désignation de ses élites et les compétences resserrées de son exécutif fort. "Il faut réinventer le système fédéral assène Thiriez en porte-drapeau du progressisme. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, il n'y a aucune crise entre professionnels et amateurs. La querelle oppose les Anciens aux Modernes, ceux qui veulent réformer et ceux qui veulent que rien ne change pour conserver leurs prérogatives." Le message est lancé aux 21 membres du conseil fédéral. Minoritaires (7 membres sur 21), les pros élargissent le débat pour faire basculer la majorité de leur côté. Dit autrement : c'est un jusqu'au-boutisme dans la mollesse sur la réforme des institutions qui peut provoquer le clash et leur départ de la Fédération.


En répétant qu'il souhaite un directoire et un conseil de surveillance, en brandissant encore son idée d'une élection présidentielle au suffrage direct, Frédéric Thiriez ne fait rien d'autre que surligner sa ligne de divergence avec Fernand Duchaussoy. Mardi dernier, les deux hommes avaient assisté côte à côte à la première conférence de presse de Laurent Blanc en s'esclaffant face à tant de bonheur. Juste après, M. Duchaussoy avait établi sa hiérarchie dans les priorités : "Je ne sais pas si la gouvernance de la FFF est l'urgence absolue." Plus loin : "En dehors du bus de Knysna, on ne peut pas dire que ça marche si mal que ça." Et de façon prémonitoire, exactement une semaine avant l'interview de Frédéric Thiriez : "On parle de querelle des anciens et des modernes, mais pas plus que ça. Cette élection indirecte concerne tous les clubs, elle a un fondement démocratique très clair. On peut certainement l'améliorer, mais pas dans l'urgence." Aux dernières nouvelles, les amateurs se disaient "ouverts à une réflexion sur la gouvernance". Les pros ne sont ouverts qu'au basculement dans une autre ère. Entre pros et amateurs, "il existe une solidarité financière naturelle" rappelle M. Thiriez. "Le monde professionnel verse chaque année 85 M€ aux amateurs. Personne n'a le monopole de la compétence et personne n'a le monopole du cœur." Convoquer l'argument du porte-monnaie et le souvenir du débat Giscard - Mitterrand, voilà qui est assez parlant sur l'étendue des désaccords entre deux mondes.

 

 

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Publié le 13 juillet 2010 à 12:23 (mis à jour le 13 juillet 2010 à 14h56) par Cédric ROUQUETTE
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  • ulbat, le 14/07/2010 à 00h45 : C'est marrant, si un jour je monte une fédération. Toute la france me mettra la pression pour que je démissionne, que je fasse comme ci ou comme ça. Ahhh les français :-)
  • jjduboulou, le 13/07/2010 à 18h39 : Bonjour, après un tel article si si byllin quoi penser?. Des mots encore des mots qui en cachent d'autres. c'est pas avec cela que l'on gouverne, mais avec un Homme Fort qui connait bien le Football. Non avec des Fricardocrates à l'affut. Wait and see, "Roule ballon" qui vivra verra.
  • alein29, le 13/07/2010 à 18h35 : Et bien si les professionnels et les amateurs ne sont pas d'accord. Autant les diviser en 2. Et comme ils veulent tous deux la présidence de l'équipe de France, qu'on ne la leur donne pas et qu'on crée une troisième organisation qui soit capable de gérer notre équipe nationale. Comme çà à la présidence il n'y aurait plus une personne, mais 3 personnes compétentes dans leur propres domaines. Mais bon on est en France, et de tous temps il y aura des personnes qui s'assiéront sur leurs privilèges et d'autres qui voudront se soulever pour bénéficier de ces privilèges et ainsi de suite. Par contre partager ces privilèges jamais de la vie.
  • hvaraud, le 13/07/2010 à 17h17 : Et voila, on prend les mêmes & on recommence la fff accepte la démission(très digne) de son Président, un valétudinaire cacochyme issu du football amateur, et propose pour le remplacer, un autre valétudinaire cacochyme issu du football amateur. En fait depuis la nomination par le gouvernement d'un Grand Commis de l'État au poste de Président(Fernand Sastre) d'une fff incapable d'organiser d'elle même, le Mondial 98 en France, aucun des divers président élus par le conseil fédéral n'ont été à la hauteur(calamiteux Fournet-Fayard, prévaricateur Simonet, nullissime Escalettes) et la proposition est de continuer dans cette mascarade. La solution est trouvée & elle a fait ses preuves, il faut que le nouveau président soit nommé par le gouvernement avec une lettre de mission détaillée, et ne plus permettre à des gens atteint par le syndrome de Peters de ne plus se mêler de tâches qui les dépassent, ils sont remarquables au niveau des ligues amateurs, qu'ils y restent.
  • hvaraud, le 13/07/2010 à 17h15 : Et voila, on prend les mêmes & on recommence la fff accepte la démission(très digne) de son Président, un valétudinaire cacochyme issu du football amateur, et propose pour le remplacer, un autre valétudinaire cacochyme issu du football amateur. En fait depuis la nomination par le gouvernement d'un Grand Commis de l'État au poste de Président(Fernand Sastre) d'une fff incapable d'organiser d'elle même, le Mondial 98 en France, aucun des divers président élus par le conseil fédéral n'ont été à la hauteur(calamiteux Fournet-Fayard, prévaricateur Simonet, nullissime Escalettes) et la proposition est de continuer dans cette mascarade. La solution est trouvée & elle a fait ses preuves, il faut que le nouveau président soit nommé par le gouvernement avec une lettre de mission détaillée, et ne plus permettre à des gens atteint par le syndrome de Peters de ne plus se mêler de tâches qui les dépassent, ils sont remarquables au niveau des ligues amateurs, qu'ils y restent.
  • -french-, le 13/07/2010 à 12h04 : Thirriez et houillier dehors !!! marre marre de vous voir !!
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