Il savait qu'il n'y couperait pas. Alors il a pris les devants, sans lire de papier. Raymond Domenech a évoqué deux sujets, pour faire passer un seul et unique message : non, il n'a pas cautionné le choix de ses hommes de boycotter l'entraînement, dimanche, à deux jours de France - Afrique du Sud (16h00). "Je tiens à préciser que la sanction qui a été prise contre Nicolas Anelka est justifiée, que je soutiens la fédération dans cette décision, a entamé Domench. Personne n'a le droit, ne peut se permettre de se comporter de cette manière dans un vestiaire. L'exemplarité d'un sportif de haut niveau est quelque chose d'important. Il y a eu une première sanction sportive, il est sorti à la mi-temps. La deuxième est administrative car il a été sorti de la Coupe du Monde."
Ce préambule posé, Raymond Domenech a entamé la plus grosse partie de son travail : justifier l'injustifiable, expliquer qu'il se soit mué en porte-parole de ses joueurs quand il a pris le parti de lire le communiqué de ses joueurs à la presse internationale. "Pourquoi je suis intervenu ? Car cela faisait 45 minutes au moins, voire plus, que je parlementais, que j'essayais de les convaincre que c'était une aberration, une imbécilité, une stupidité sans nom. On a tous essayé de les convaincre que c'était ahurissant, qu'on ne pouvait pas se permettre ça. Alors je me suis dit : "stop on va arrêter la mascarade". C'en était une. Je me suis dit, vu que tout était en direct, que les Français avaient le droit de savoir. J'ai pris le papier, je l'ai lu. Mais en aucune manière, je ne cautionne ce document et cette attitude-là."





















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